Mais aussi…

Mais aussi…

outre le comédien, l’humoriste,l’auteur de BD j’ai dans mon encrier des mots choisis que je vous offre dans des soirées contées. Poésies et contes, affabulations direz-vous? Je n’en suis pas si sûr.

enfin je vous dirai tout cela par le menu  en attendant profitez donc de cette petite poésie pour se mettre en bouche………

Une journée

Elle se baignait nue, puis s’habillait de sable

Se parant d’une robe, aux reflets blonds incertains

Qu’un vent coquin, qu’un vent fripon décousait grain à grain

 

De la mer elle prenait le parfum, salé, insaisissable

Elle replongeait sans cesse dans l’eau, et riait aux embruns

Elle était l’aube du monde, le soleil le lui dit, elle était le matin

 

Elle suivait son chemin tout au long de la plage

Sublime, au zénith de sa vie, à la fleur de l’âge

Les vagues saluaient sa beauté, rampaient à ses pieds sur la grève

 

Elle souriait, et l’astre du jour inondait son visage

Le temps aurait dû s’arrêter, ne courir d’avantage

Elle était au midi, elle était seule au monde, elle était Eve

 

Elle avançait toujours, plus loin encore, fuyant vers le couchant

Le soleil déclinait, la baignant de douceur, encore quelques instants

Le vent essuyait son pas, sa mémoire, son histoire

Elle songeait à sa vie, son parcours et croisa un enfant

Qui courait vers l’eau, dans les rires et les cris, se moquant  bien du temps

Il était l’espoir, elle allait au néant, il était maintenant, elle allait vers le soir.

 Bilout

secret..........

secret……….

 

L’addiction

Il faut un jour payer l’addiction

Et pas moyen de se soustraire

Il n’y a pas d’autre solution

Et on en « soufre », d’en faire

Les frais, des excès de tant d’abus

D’avoir vécu, cette vie qu’on a bue.

Toi qui as fréquenté, les bistrots,

Toi qui as hanté les drogue-store,

T’en as fait beaucoup trop

Il faut affronter la faux de la mort

Les fumées des incandescences

Ont rejoint  dans ces outrances

Les volutes infernales,

De nos destinées sépulcrales.

Les senteurs délétères des alcools,

Enivrantes jusqu’au dernier degré,

Emportent  avec elles, les années folles

Des jeunesses excessives, aux soirées débridées.

Il faut payer l’addiction, le total, en somme

D’une vie sans retenue, de croqueurs de pommes

Des bacchanales, des orgies, des fumeurs d’opium

Des lupanars, des alcôves, des recoins d’atrium

Les fins  de vie, des repas rabelaisiens  sont indigestes

Donnez-moi l’addiction  et gardez tout le reste.

Bilout